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La Fondation lance son rapport économique

  • by Editorial Team
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  • 30 Jan 2012

Vendredi au Forum économique mondial de Davos, Ellen a officiellement présenté un nouveau rapport sur l’économie circulaire s’appuyant sur les analyses du cabinet McKinsey.

Le document intitulé « Vers une économie circulaire : Arguments économiques en faveur d’une transition accélérée », et dont l’avant-propos est signé par le commissaire européen à l’environnement Janez Potočnik, plaide pour une adoption plus rapide de l’économie circulaire, quantifie les bénéfices économiques des modèles de gestion circulaires et propose des pistes d’action.

Comme l’a souligné Ellen : “L’évolution de notre économie, d’un modèle basé sur le processus linéaire “extraire – fabriquer – jeter” dans un contexte de ressources de plus en plus limitées, vers un modèle circulaire qui vise à la régénération, représente une immense opportunité d’innovation pour les entreprises. Ce rapport souligne les perspectives économiques importantes tant immédiates qu’à long terme qui existent dans toute l’Union Européenne. J’estime que ce rapport offre un objectif tangible en vue d’une révolution conceptuelle pour l’ensemble de l’économie.”

Lien vers le microsite dédié (en Anglais) et la version téléchargeable du rapport intégral

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© J.Blériot

A partir d’études de cas sur des produits ciblés et d’une analyse économique approfondie, le rapport décrit en détail les gains potentiels au niveau européen.

Il fait valoir qu’un sous-ensemble du secteur manufacturier de l’UE pourrait réaliser des économies nettes de coûts de matériaux d’une valeur de 630 milliards de dollars par an à l’horizon 2025 – stimulant ainsi l’activité économique dans les domaines du développement de produits, de la fabrication de produits à partir de pièces de récupération et de la rénovation.

Ces chiffres sont indicatifs car ils ne couvrent que les filières les mieux positionnées, qui représentent un peu moins de la moitié de la contribution au PIB du secteur manufacturier de l’UE. Ils supposent également l’ajout d’un seul cycle de production et le recours aux technologies actuelles, présentant par là même un scénario prudent. Partant d’hypothèses conservatrices, le rapport laisse entrevoir un fort potentiel dans le cas d’une adoption massive des principes circulaires.

Le document se concentre en particulier sur les opportunités commerciales. Il examine cinq études de cas de produits de manière approfondie, chacun présentant une chance de création de valeur en préservant les coûts intégrés du travail, de l’énergie et des matériaux dans les produits finis. Pour les téléphones portables par exemple, 50% des coûts d’intrants pourraient être économisés grâce à une utilisation efficace de la fabrication d’appareils à partir de pièces de récupération…

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© J.Blériot

Des effets bénéfiques considérables en matière d’environnement sont également en jeu. Ainsi, le Royaume-Uni pourrait économiser jusqu’à 1,1 milliard de dollars (850 millions d’euros) par an – et pourrait réduire ses émissions annuelles de gaz à effet de serre de 7,4 millions de tonnes – en éliminant le gaspillage alimentaire qui finit dans les décharges britanniques. De plus, l’exploitation de certains déchets organiques pourrait apporter une contribution significative à l’agriculture : cet aspect “régénérateur” est un des facteurs fondamentaux du modèle circulaire.

L’intensité en ressources du modèle industriel actuel présente des risques économiques et environnementaux. Un grand nombre d’entreprises et de gouvernements étudient activement les opportunités d’accroître leur efficacité énergétique et d’utiliser de nouvelles formes d’énergie, mais ils ont beaucoup moins réfléchi à une conception en amont dont le but premier serait l’élimination de la notion de déchet et la limitation des “fuites” de matériaux. C’est là, d’après le rapport, l’un des premiers arguments en faveur de l’économie circulaire.

Au cours des dernières décennies, le concept d’une économie circulaire prenant exemple sur les systèmes naturels a attiré l’attention d’experts dans des domaines allant de la science des matériaux à l’écologie industrielle. L’économie circulaire a pour objectif essentiel l’adoption de nouveaux modèles de conception qui éliminent le gaspillage : les produits sont conçus pour le démontage et la réutilisation – dans leur intégralité, ou au niveau de leurs matériaux ou composants. Ces principes doivent être soutenus par le glissement vers un modèle basé sur l’octroi de licence de « performance » plutôt que sur la vente de produits – une économie de la fonctionnalité

Bien que le modèle circulaire ait été jusque-là appliqué à des niches de marché, le rapport soutient en revanche que les conditions du marché et l’imposition de normes environnementales plus strictes peuvent désormais se combiner pour donner à ce cadre son plein potentiel à grande échelle.

Les entreprises et les gouvernements doivent saisir cette opportunité, conduire le changement et créer des conditions plus propices à l’offre de produits circulaires. En conclusion, le rapport établit les prochaines étapes que devront franchir les entreprises, les gouvernements et les chercheurs désireux de faire en sorte que l’économie circulaire se généralise.

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