Économie circulaire

Le modèle de développement linéaire actuel « Extraire, Fabriquer, Jeter » repose sur la consommation de matériaux et d’énergie peu chers et accessibles, mais il atteint aujourd’hui ses limites. L’économie circulaire offre une alternative intéressante et crédible que les entreprises ont déjà commencé à explorer.

Écoles de pensée

L'économie circulaire tire ses origines de divers courants de pensée. S’étant développé progressivement à partir des années 1970 à l’initiative d’un petit nombre de chercheurs, d’universitaires, le concept a peu à peu trouvé des applications concrètes au sein de quelques entreprises pionnières.

Economie régénérative

Aux États-Unis vers la fin des années 1970 John T. Lyle, paysagiste, a développé une théorie autour de la notion de « conception régénérative» (« Regenerative design »). Le terme de « régénération » décrit des processus qui visent à restaurer, renouveler ou revitaliser l’énergie et les matières nécessaires à la production – créant les conditions pour l’établissement de systèmes pérennes qui répondent aux besoins de la société, dans le respect de l’intégrité de la nature.

Économie de la performance

En 1976, Walter Stahel, architecte et économiste, a développé dans « The Potential for Substituting Manpower for Energy », co-écrit avec Geneviève Reday, les principes d’une économie fonctionnant en circuit fermé (ou économie circulaire) et de son impact sur la création d’emplois, la croissance, la prévention des déchets et la consommation de ressources.

Fondateur du Product Life Institute il y a plus de 25 ans, Walter Stahel oriente ses travaux autour de l’extension de la vie des produits, du reconditionnement et de la prévention des déchets. Il insiste par ailleurs sur l’importance de la vente de services plutôt que des produits, et développe le concept de « functional service economy » (« économie de la fonctionnalité »), aujourd’hui plus largement connu sous le terme d’ « économie de la performance » ou d’« économie de l’usage ».

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Cradle to Cradle

Le chimiste allemand Michael Braungart, en collaboration avec l’architecte américain Bill McDonough, a prolongé les recherches liées au concept de Cradle to Cradle™(du berceau au berceau) initiées par W Stahel et développé une certification. Le modèle repose sur la séparation des matériaux entrant dans la fabrication des produits en deux catégories : les nutriments techniques et nutriments biologiques.

Le modèle s’inspire des « métabolismes biologiques » naturels et le transpose aux flux de matériaux industriels qui dès lors se conçoivent comme des « métabolisme techniques. Ainsi, les produits sont fabriqués, avec des éléments, ou nutriments, que l’ont peut récupérer et réutiliser perpétuellement, sans danger pour la santé et l’environnement. Le modèle repose par ailleurs sur l’emploi d’énergie renouvelable et tend a éliminer la notion de déchet.

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Ecologie industrielle

L’écologie industrielle est l’étude des flux de matières et d’énergie au cœur des systèmes industriels. Opérant sur les échanges entre les différents acteurs d’un écosystème industriel, cette approche favorise des fonctionnements en boucle fermée dans lesquels les déchets des uns constituent les intrants des autres, éliminant ainsi la notion de sous-produit.

L’écologie industrielle adopte un point de vue systémique, où les processus de production sont conçus dès le départ en fonction des contraintes écologiques locales, tout en prenant en compte leur impact global, et de manière à ce qu’ils fonctionnent à l’image des systèmes vivants. Ces principes peuvent également s’étendre au secteur des services. Veillant à la restauration du capital naturel, l’écologie industrielle s’attache au développement du bien-être social.

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Biomimétisme

Janine Benyus, auteure de Biomimicry: Innovation Inspired by Nature, définit le biomimétisme comme "une nouvelle discipline qui étudie les meilleures idées de la nature, s’inspire de ses techniques et procédés pour résoudre des problèmes humains". L’étude d’une feuille végétale pour créer une cellule photovoltaïque plus efficace en offre un exemple parlant.

J. Benyus définit ce principe comme une «innovation inspirée de la nature», et qui repose sur trois principes fondamentaux :

• La nature comme modèle: étudier la nature pour ses formes, ses processus, ses systèmes et stratégies, afin résoudre les problèmes humains.
• La nature comme mesure : utiliser une norme écologique pour en évaluer la viabilité de nos innovations.
• La nature comme mentor : envisager la nature non pas en fonction de ce que l’on peut en retirer, mais en fonction de ce que nous pouvons en apprendre.

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Economie Bleue

Initiée par l’ancien PDG d’Ecover et homme d’affaires belge Gunter Pauli, l’économie Bleue est un mouvement « open-source », réunissant des études de cas, dans un premier temps compilées dans un rapport éponyme remis au Club de Rome. Comme le spécifie son manifeste : « en utilisant les ressources disponibles dans des systèmes en cascade, (…) les déchets d’un produit deviennent des intrants pour créer une nouvelle source de profit ».

Fondé sur 21 principes fondateurs, l’économie Bleue établit que les solutions sont déterminées par l’environnement local et ses caractéristiques physiques / écologiques et préconise le principe de la gravité comme source d’énergie primaire. Le rapport prévoit la réalisation de « 100 innovations susceptibles de créer 100 millions d’emplois, d’ici 10 ans » et fournit de nombreux exemples de projets de collaboratifs Sud-Sud.

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